Pourquoi la GR veut construire le NPA

La Gauche révolutionnaire participe au processus de création d’un Nouveau parti anticapitaliste depuis le début. A la veille du congrès de fondation, nous confirmons notre volonté de continuer et d’élargir cette participation dans la perspective de construire un parti de lutte.

Comme nous l’avons précisé dans notre dernière lettre au CAN «Le Congrès de 2009 est pour nous un congrès d’étape et de lancement plus large du NPA. Le processus va se poursuivre et devra permettre de continuer les débats pour clarifier et affiner le programme, les méthodes… du NPA» Décembre 2008 Dès l’annonce de la LCR de sa volonté de lancer un nouveau parti anticapitaliste,en août 2007, nous avons déclaré notre disposition à y participer. Depuis, notre participation a été active en essayant d’être toujours constructifs en faisant des propositions concrètes pour faire progresser le nouveau parti, son mode de fonctionnement et sa base d’action.

Ces propositions ont toujours été faites publiquement et de façon ouverte dans les comités locaux, les comités de coordination locaux, le CAN, les réunions nationales et dans notre journal. Souvent elles n’ont pas été retenues, voire ignorées par les instances du NPA. Cela ne nous empêche pas de toujours considérer que le NPA a un potentiel important pour se construire comme l’outil dont les travailleurs et les jeunes ont besoin contre le capitalisme. «L’existence d’un parti anticapitaliste, combatif, indépendant de ceux qui gèrent le capitalisme sera un pas positif pour développer l’alternative socialiste à un échelle plus large qu’aujourd’hui. C’est pour cela que la Gauche révolutionnaire est favorable au lancement d’un nouveau parti en France aujourd’hui. » (Octobre 2007)

Un parti démocratique qui permette de clarifier les débats

La préparation du congrès a montré la vivacité du processus, par les nombreuses discussions des rencontres nationales et aussi par les nombreux amendements et contributions. Mais le morcellement des débats et la recherche du consensus à tout prix comme principal objectif (en particulier de la direction de la LCR) n’ont pas toujours permis d’approfondir les débats sur l’analyse de la situation politique et les bases programmatiques du NPA. De fait, beaucoup de décisions ont été prises par le CAN et surtout par son secrétariat dans l’urgence et ont amené le NPA à avoir des interventions en demi teinte dans les luttes.Les positions politiques ainsi que le fonctionnement restent encore en grande partie modelés sur ceux de la LCR. C’est le cas de l’analyse de la crise et de ses conséquences pour les travailleurs. Cela va encore être un élément central dans l’année qui vient. Dès le mois de juin 2008 la GR soulignait la nécessité de se préparer à une crise qui pourrait se transformer rapidement en récession. Nous écrivions : «La crise qui s’annonce va encore plus qu’avant mettre à nu le caractère barbare du capitalisme. Toute la tâche et tout l’enjeu est de construire un parti qui permette aux travailleurs d’aller dans la direction du socialisme, en partant de leurs luttes actuelles.» Juin 2008

Un nouveau parti qui donne une stratégie pour les luttes et discute d’une alternative socialiste

De fait, des analyses et des propositions différentes ont rapidement vu le jour en particulier lorsqu’il s’agit de définir les contours de l’anticapitalisme du nouveau parti. Il nous semble que deux approches assez différentes se dégagent. Celles-ci se matérialisent dans les amendements et les contributions. Une approche mettant les travailleurs en tant que classe au coeur du programme et de la construction du NPA, dans laquelle nous nous inscrivons. Et une approche dans laquelle les travailleurs ne représentent qu’une partie du “mouvement social”. Les discussions en ce moment sur les alliances électorales aux européennes ou encore sur le conflit israélo-palestinien cristallisent ce débat et démontrer la nécessité de le clarifier en même temps qu’on avance dans les luttes. C’est à dire permettre à chacun de maîtriser les positions du NPA et de les élaborer pour pouvoir s’adresser à de nouvelles couches et les recruter comme militants au lieu de laisser les discussions de fond à des commissions de spécialistes.

Pour un nouveau parti militant

Les conséquences de la récession vont amener une couche plus large à rejeter le capitalisme et à rechercher une alternative ainsi qu’un moyen de lutter. Le congrès doit permettre de lancer le NPA comme un parti de lutte qui s’adresse en priorité aux travailleurs et aux jeunes et leur propose un espace de discussion et d’action. Une campagne de recrutement et de financement doit être lancée dans la foulée du congrès en profitant de l’ouverture que celui ci va créer. Des réunions publiques partout, pour développer les propositions du nouveau parti pour lutter contre l’offensive redoublée du gouvernement Sarkozy et appelant à le rejoindre permettraient de le lancer de manière dynamique.

La GR dans le nouveau parti

La Gauche révolutionnaire apparaitra de façon publique comme un courant du NPA. Tous les militants de la Gauche révolutionnaire prendront leur carte, diffuseront le journal et participeront aux activités dans la mesure de leurs moyens. Nous continuerons de produire des analyses et de faire des propositions concrètes pour aider à la réussite du parti. Le maintien de nos activités (ventes du journal en particulier et financement) sera une ouverture de plus pour le NPA. Nous continuerons de publier nos analyses dans notre journal l’Egalité dans lequel nous préciserons de façon visible notre participation au NPA comme courant de celui-ci, contribuant pleinement à sa construction.

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