Encore plus de preuves du changement climatique – Nous avons besoin d’une économie démocratiquement planifiée!

Le changement climatique s’accélère. Le 4 novembre la banquise du Pôle Nord est tombée en dessous des baisses record enregistrées en novembre 2007. Le site du National Snow and Ice Data Centre, mis à jour quotidiennement, a remarqué que la glace hivernale se développait plus lentement que n’importe quelle autre année observée.

Si cette tendance continue, l’été prochain pourrait bien connaître un autre déclin record. La banquise semble en effet avoir diminué plus rapidement ces trois dernières années que lors des précédentes décennies.

Le réchauffement global a conduit à un cercle vicieux. Moins de glace, cela signifie un océan plus chaud, qui entraîne de nouvelles fontes. Si les gouvernements capitalistes regarde cette fonte de la banquise avec intérêt, comme une opportunité pour le forage et l’extraction de pétrole, le réchauffement des océans va accélérer le déclin de la calotte glacière du Groenland, épaisse à certains endroits de quelques trois kilomètres.

Un certain nombre de sources et d’études illustrent ces mêmes tendances. La semaine dernière, le Science Journala en Grande-Bretagne édité un rapport qui montre que la banquise du Groenland fond plus rapidement que les années précédentes et contribue à l’élévation du niveau de la mer. Bien que cela ne soit pas une perspective immédiate, il faut se rendre compte que la fonte totale de la calotte glacière élèverait le niveau des mers de sept mètres et transformerait complètement le globe, submergeant la plupart de ses centres habités. Même une élévation d’un seul mètre au cours des décennies à venir inonderait de nombreuses villes, comme Londres, Paris et New York.

En dépit de l’évidence que la fonte de la banquise atteint des record, certains continuent de nier la réalité du changement climatique. Ainsi, le professeur Ian Plimer s’est distingué à la radio de la BBC par ses imprécisions scientifiques et ses mensonges. Sa spécialité est la géologie et il est directeur de trois compagnies d’extraction minières australiennes…

 

Conflit d’intérêt?

Ce dernier craint surtout que les efforts du gouvernement australien pour limiter le réchauffement global ne «détruisent probablement» l’industrie minière australienne. Il refuse toutefois d’admettre tout conflit d’intérêt entre son opposition à la science du changement climatique et sa position dans l’industrie minière. Il a notamment affirmé que la plupart des émissions de carbone proviennent des volcans, alors que les émissions de gaz carbonique de l’industrie et du transport sont plus de cent fois plus importantes.

Le 3 novembre, lors d’une émission populaire américaine, le Daily Show, – juste avant que la banquise ne batte son précédent record – l’invité de John Stewart était Al Gore, l’ancien vice-président des USA et maintenant célèbre militant environnemental.

Al Gore a admis que les moyens d’arrêter le réchauffement global existent depuis des décennies, mais que le problème est «politique». Stewart a sous-entendu que la multinationale pétrolière Exxon-Mobil était responsable, et Al Gore a concédé que de telles compagnies, dont les profits sont basés sur le charbon et le pétrole, ont lutté contre les scientifiques et les gouvernements qui voulaient instaurer des législations pour stopper le réchauffement climatique. Al Gore a seulement conclu que les gouvernements doivent juste «faire les bons choix».

Ce qui était implicite dans cette interview, c’était le fait que l’on ne peut pas contrôler ce que l’on ne possède pas, et les multinationales sont hors du contrôle public.

Ni Al Gore ni le présentateur n’ont préconisé que ces multinationales devraient être mises sous propriété publique. Des secteurs comme ceux du transport et de l’énergie devraient être nationalisés et placés sous le contrôle démocratique des travailleurs, de sorte que la pollution puisse être enrayée et qu’un plan national (et international) de production soit élaboré sur base d’énergies renouvelables.

Mais un gouvernement véritablement du côté des travailleurs et non des patrons, un gouvernement socialiste, sera nécessaire pour que ces compagnies soient nationalisées. Il est urgent de constuire les forces capables de défendre et de concrétiser les idées du socialisme.

 

 

Article par PETE MASON


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