VI) Pour être vert, sois rouge !

Beaucoup de jeunes, et d’ailleurs pas uniquement eux, pensent qu’un tel parti révolutionnaire n’est pas nécessaire. Ils estiment que le caractère oppresseur du pouvoir est inhérent à tout parti. Nous pensons au contraire que cet aspect oppresseur est lié au caractère d’un parti bourgeois dans un environnement capitaliste. Le type de parti que nous proposons et construisons avec le MAS/LSP et le Comité pour une Internationale Ouvrière n’a rien à voir avec les appareils antidémocratiques bourgeois ou staliniens.

La méfiance éprouvée face aux partis est tout à fait compréhensible mais la question de la création d’un parti révolutionnaire est cruciale, tant du point de vue des luttes quotidiennes que du point de vue de la révolution à venir.

L’ennemi que nous avons à affronter, la bourgeoisie, est extrêmement organisé et centralisé. Pour le battre, nos forces doivent elles aussi être organisées le plus efficacement possible : l’organisation et l’unité dans la lutte sont nos armes les plus puissantes. Individuellement, chacun de notre côté, nous ne pouvons qu’être broyés par la force de la machine d’Etat capitaliste ou par celle du patronat (dans les entreprises,…).

Ensuite, la conscience politique des masses se développe de façon inégale : alors que leur expérience concrète démontre à de nombreux travailleurs ou jeunes qu’il existe une loi pour les riches et une autre pour les faibles, ils sont aussi sous l’influence des médias bourgeois, de l’enseignement prodigué par l’Etat capitaliste ou de la religion. En temps normaux, une petite minorité seulement lutte de façon systématique et cohérente contre le capitalisme et son idéologie. Mais, durant des périodes de lutte plus intenses, la conscience des masses évolue par bonds et peut très vite tirer des conclusions révolutionnaires.

Il est essentiel qu’existe une organisation politique se basant sur la minorité consciente politiquement pour conduire la lutte pour les idées révolutionnaires au sein du mouvement dans son ensemble : dans les syndicats ou les différents mouvements de contestation qui peuvent se développer, y compris sur base de la question environnementale.

En s’investissant dans les luttes quotidiennes des travailleurs, en adoptant des positions révolutionnaires capables de repousser les carriéristes, en refusant tout privilège dans ses rangs, en combinant la démocratie et les débats sur sa politique et sa direction, en étant uni dans l’action avec la participation active de sa direction dans le travail militant, une organisation révolutionnaire peut se protéger des pressions qu’elle subira au sein du capitalisme et qui risqueraient de la transformer en un organe anti-démocratique et inutile pour l’émancipation de l’humanité.

Les possibilités pour la construction d’une alternative socialiste peuvent croître dans la prochaine période avec une ouverture plus grande pour des critiques anticapitalistes, notamment à cause de la crise environnementale. Par un patient travail d’intervention et de construction de nos organisations partout à travers le monde, nous voulons renforcer et saisir ce potentiel afin de libérer l’homme et la nature de l’emprise du capitalisme.

Mais pourquoi s’attacher à cette idée de révolution ?

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